Quel engrais naturel utiliser au jardin et au potager ?

Le compost ou la chaux pour nourrir son jardin ou son potager ? On choisit ses engrais naturels selon leurs propriétés et les besoins du sol.

L’engrais apporte les éléments nutritifs manquants au sol du potager et du jardin. Certains fertilisants sont plus nourrissants, d’autres respectent mieux l’environnement. L’idéal est que les engrais soient naturels, de qualité et bien dosés.

Les 3 éléments essentiels au jardin (potager) sont l’azote (N), le phosphore (P) et le potassium (K). On peut aussi ajouter des oligoéléments, en petite quantité.

Avant de choisir, l’idéal est de connaître les caractéristiques du sol et les besoins des plantes qu’on souhaite cultiver.

 compostage

À privilégier : les engrais naturels

Les engrais naturels sont le plus souvent organiques (issus de végétaux ou d’animaux), plus rarement issus de roches (comme le calcaire ou le basalte).

L’avantage des fertilisants naturels ? Ils ne sont pas directement assimilables : ils nourrissent ou améliorent le sol, qui à son tour nourrit les plantes. L’action des bactéries du sol libère progressivement les éléments nutritifs, ce qui permet aux plantes de les absorber pendant longtemps.

Même si ces fertilisants sont naturels, il faut les utiliser avec parcimonie. On respecte les doses, sous peine d’abîmer les cultures. Le mieux est encore de s’en passer : pour des plantes peu gourmandes (mâche, ail, échalote, oignon), la rotation des cultures peut combler les besoins.

Les fertilisants de base

Le compost est un des meilleurs engrais organiques. On le produit à partir des déchets de jardin et/ou de cuisine. Pour le réussir, on veille à bien équilibrer les matières vertes et brunes. Le compost apporte de nombreux éléments nutritifs aux plantations. Il agit aussi comme amendement : il améliore les propriétés du sol, lui donne de la structure. Une fois nourrie, la terre légère retient mieux l’eau et les nutriments. Les sols lourds, eux, sont aérés et plus faciles à travailler.

Le fumier est un mélange d’excréments d’animaux et de litière (paille, sciure…). C’est à la fois un engrais et un amendement : il améliore les propriétés biologiques, physiques et chimiques du sol. Comme le compost, le fumier redistribue les éléments fertilisants petit à petit. Sa richesse dépend de son origine (lapin, volaille, porc, bœuf, cheval…). Avant de l’utiliser, il faut que le mélange ait commencé à se décomposer, surtout s’il est enfoui. Et on préfère le fumier d’un agriculteur bio à un fumier déshydraté vendu dans le commerce.

Le chaulage est un apport en chaux ou en éléments calcaires, calcaro-magnésiens ou sulfo-calcaro-magnésiens. Ces amendements diminuent l’acidité du sol et compensent les pertes en calcium et magnésium. Autres avantages : le chaulage stimule l’activité biologique et rend les matières nutritives assimilables.

Les engrais complémentaires

Malgré l’usage d’engrais de base, le sol peut encore manquer d’éléments nutritifs. Une analyse de sol peut identifier les carences. On ajoute alors des engrais complémentaires d’origine animale ou végétale pour compléter les besoins :

On choisit son fertilisant complémentaire en fonction de l'élément principal à apporter :tableau fertilisants

Les engrais verts sont des plantes qu’on cultive avant, pendant ou entre deux cultures, sur une courte durée. Ils enrichissent le sol en azote (trèfle, vesce, mélilot…), en phosphore (moutarde, sarrasin…) ou en potassium (colza, navet…). Ces engrais verts étouffent aussi les « mauvaises » herbes, protègent le sol de l’érosion. Ils améliorent aussi la structure du sol et permettent de développer la vie sous-terraine.

Les purins de végétaux sont des macérations de plantes. Pour en obtenir, on fait tremper les feuilles dans de l’eau. Après la fermentation, on filtre le tout et on dilue la préparation. On peut ensuite l’appliquer sur les cultures. L’ortie, riche en éléments nutritifs, est un très bon activateur de croissance. La consoude est aussi un bon en purin qui apporte beaucoup de potasse.

La cendre est riche en potasse ou en phosphore, selon les essences de bois. Sur un sol calcaire, on l’étale sur la surface du sol, en fine couche. On peut en récupérer de son poêle à bois, à condition que le bois de chauffage soit non traité.

Le sang séché est un sous-produit des abattoirs. C’est un excellent engrais de croissance. Très riche en azote, il convient au potager et au jardin.

La corne est riche en azote. Elle libère ses éléments nutritifs lentement dans le sol. Mais son action est plus rapide si elle est torréfiée plutôt que broyée.

Le guano est un engrais efficace, riche en azote. Il provient des excréments d’oiseaux marins, plus rarement de chauve-souris. On l’applique avant ou après les plantations.

La poudre d’os convient bien aux légumes à fruits et à racine. Surtout riche en phosphore, elle apporte aussi un peu d’azote. On l’utilise pendant ou après les plantations.

La farine d’arêtes de poissons est parfaite pour les légumes-racines et les légumes-fruits. Elle est riche en phosphore puis en azote. On la rend souvent liquide pour en faciliter l’utilisation. On l’utilise sur tous les sols et sur le compost.

La vinasse de betterave provient des résidus obtenus après extraction du sucre des betteraves. Elle est riche en potasse mais contient d’autres oligoéléments.

Le mulch est très utile mais apporte peu d’éléments nutritifs s'il n'est pas organique (carton, voile de protection...).

Les algues marines sont riches en azote et en phosphore.

On évite certains fertilisants si leur prélèvement épuise l’environnement dans lequel ils sont exploités. C’est le cas de la tourbe. Elle maintient une humidité favorable dans les sols acides mais est issue des fragiles milieux marécageux. Le lithothamne provient d’algues calcaires et régule le pH du sol. Mais son exploitation peut bouleverser l’écosystème marin.

 

À éviter : les engrais chimiques

Les engrais chimiques de synthèse ou engrais minéraux sont interdits en agriculture biologique. Ils proviennent de ressources non renouvelables et génèrent beaucoup de gaz à effets de serre. Leur fabrication peut contaminer les sols en métaux lourds, comme c’est le cas de certains engrais phosphatés.

Au potager et au jardin, les engrais chimiques sont moins utiles que les fertilisants naturels :

Ils sont directement assimilables par les racines des plantes : après l’application, les plantes reçoivent un « coup de fouet » mais les effets se dissipent vite. Au final, ils n’améliorent pas la qualité du sol.
S’il pleut juste après l’utilisation, les engrais sont lessivés par les pluies. Ils perturbent alors les équilibres naturels. Par exemple, trop de nitrate et de phosphore dans l’eau cause la prolifération d’algues aquatiques. Ces algues consomment tout l’oxygène présent et certains organismes disparaissent. C’est le phénomène d’eutrophisation.


Appliqués trop souvent sur les cultures, les engrais chimiques posent d’autres problèmes :

la vie du sol faiblit ;
les vers de terre disparaissent ;
la structure de la terre change ;
les plantes sont de moins en moins résistantes.
C’est pourquoi il faut à tout prix éviter les engrais chimiques et se tourner vers des engrais naturels ou des méthodes écologiques, comme la rotation des cultures.

 

Sources et pour en savoir plus :

INRA, la durabilité des engrais minéraux
Le sillon belge, 2017, « Comment bien fertiliser son sol ? »
Trédoulat T., 2011, « Le traité Rustica du jardinage avec la lune », éd. Rustica.
Louis J.-P., 1999, « Jardiner plus naturel », éd. minerva.
Beauvais M., 2011, « Jardiner bio sans se raconter de salades ! », éd. Rustica.

Avec l’aimable autorisation d’écoconso
www.ecoconso.be.

Greffe de plants de tomates :

GREFFE TOMATELe but de la greffe : certains jardiniers greffent des tomates anciennes sur des porte-greffes résistant aux maladies, non seulement pour remédier aux problèmes des maladies, bactéries et viroses, mais aussi afin d'augmenter le rendement. L’opération consiste avant tout à récupérer les vertus reconnues d'une variété X contenues dans le système radiculaire pour les transmettre à une variété Y choisie qui sera greffée à partir du collet de la variété X. Ces vertus sont les suivantes : vigueur - croissance - productivité et résistance. Les plants greffés ont une croissance supérieure aux plants issus de semis et leur taille peut atteindre facilement 2 m. de hauteur.

Variétés de porte-greffes: (liste non exhaustive)

1) variétés non-hybrides: Petit Moineau, Cuatomate

2) variétés hybrides: Aegis, Armada, Arnold, Aligator, Beaufort, Big Power, Brigeor F1, Emperador, Everglades, Fares, Filavis, Force one, Ground force F1, He-Man, Hewolf, Hires, King Kong, Magnum, Maxifort F1, Monstro, Multifort, Obélix, Prospero, Resistar, Resistor, Rootstock, Spirit F1, Graftor F1 de Clause...

Remarque: la germination peut être laborieuse. Souvent ± 75%, parfois moins !

Semis: semer les graines de la variété porte-greffe choisie (idéalement en février), trois semaines minimums avant les semis de tomates qui serviront de greffon, car le porte-greffe doit être assez fort et sain, quelle que soit la méthode utilisée. Les portes-greffes sont sensibles à la lumière, donc la lumière de la "chambre de culture" est importante pour une meilleure germination. Semis en petit pot individuel – une graine par pot, dans terreau de semis. Soins habituels à tous les semis, arrosages, lumière... Trois semaines après le semis des portes-greffes, semer les tomates greffon. Le greffage pourra commencer lorsque les plants portes-greffes feront 15 à 20 cm de haut.

Type de greffes:

  • greffage par perforation latérale ou dite par tourne-vis
  • greffage de tête à la Japonaise
  • greffage au cure dent
  • greffage en fente
  • greffage par approche
  • greffage au fil de cuivre

 

Préparation: très peu de matériel nécessaire: un bistouri (jetable acheté en pharmacie), ou un cutter ou une lame de rasoir. Coton pour désinfecter. Prévoir aussi du raphia (naturel ou synthétique) ou des pinces à greffer pour tomates, ainsi que des bouteilles d’eau vides (plastique PET), dont on aura enlevé le goulot qui servira de « serre ». Matériel de marquage pour les repères (crayon ou feutre indélébile, étiquettes). Petits tuteurs et/ou cure-dents. Enfin, un brumisateur.

Très important: il est nécessaire de travailler dans un environnement très propre. Table de greffage propre et régulièrement nettoyée et désinfectée. Se laver les mains avant chaque greffe. Désinfecter le cutter et les pinces à greffer, soit à l'alcool soit avec de l'eau de javel (diluée à 1/9). Désinfecter aussi entre chaque taille.

Techniques de greffages:

  • greffage par perforation latérale ou dite par tournevis: deux jours avant le greffage, on décapite les porte-greffes de façon à ne laisser qu’une seule branche latérale, avec deux ou trois centimètres de tige au-dessus. Le jour du greffage, on perce le plant à 45 °à l’aisselle de la branche, à l’aide d’un tournevis plat affûté et désinfecté. On insère ensuite un greffon taillé en double biseau dans la fente. Cette technique a l’avantage de ne nécessiter aucune ligature. Le greffon est immédiatement brumisé après le greffage et placé en chambre humide (Humidité ± 70% et brumisations régulières) pendant une dizaine de jours. Un léger flétrissement du greffon peut apparaître dans les heures qui suivent le greffage.
  • greffage de tête a la japonaise: Préparer le porte-greffe en le sectionnant à 45° environ 1 cm au-dessus des cotylédons (pour éviter l’apparition de racines au niveau de la greffe). Faites de même pour prélever le greffon. Positionner la pince (manchon) en silicone ou en caoutchouc sur le porte-greffe. Introduire la tige du greffon à l’autre extrémité de la pince, en appuyant délicatement afin que les deux zones sectionnées rentrent bien en contact. Brumiser et mettre immédiatement en chambre humide obscure pour éviter tout stress hydrique. Avec la cicatrisation de la greffe et la reprise de la croissance du plant greffé, la tige va, en grossissant, ouvrir la pince en silicone, qui, à un moment donné, va se détacher du plant et tomber.

          Variante: il est possible de les couper en biseau pour augmenter la surface de contact greffon/porte-greffe, mais le résultat est minime et non avéré.

GREFFE

  • greffage au cure-dent: on sectionne horizontalement le porte-greffe à 1,5 ou 2 cm au-dessus des cotylédons. A l’aide d’un cure-dent, on perce la tige sans forcer en tournant tout en descendant, à une profondeur d’environ 1.5 cm, tout en maintenant bien le plant sous les cotylédons avec l’index et le pouce. On isole ensuite le greffon en sectionnant la plante-mère au-dessus des cotylédons. Enfin, on l’introduit délicatement dans l’ouverture faite au cure-dent. La pose de pince ou d’un tuteur est facultative.
  • greffage en fente: couper le porte-greffe à une hauteur où le diamètre correspond à celui du greffon. En retirer les feuilles et le fendre au centre sur une longueur de 15 mm. Prélever le greffon sur le plant-greffon en le coupant à un endroit où il aura un diamètre identique à celui du porte-greffe. Retire les feuilles les plus âgées. Tailler la base du greffon en biseau en le taillant sur deux côtés de manière identique. Insérer le greffon dans la fente taillée dans le porte-greffe en s’assurant que les deux éléments soient bien en contact. Placer une pince de greffage sur les lèvres de la fente taillée dans le porte-greffe pour bien solidariser les deux éléments. Placer une bouteille plastique pour couvrir le greffon et la greffe afin qu’ils ne se dessèchent pas, si besoin brumiser le plant greffé avant de le placer en serre ombragée.
  • greffage par approche: dans cette méthode le porte-greffe et le plant greffon sont transplantés dans le même container. Chaque plant doit être marqué afin de ne pas les confondre au moment de la greffe. Celle-ci se fait lorsque les plants atteignent 10-20 cm de haut et qu’ils portent 5 à 6 feuilles. A 10 cm de la surface du sol, le porte-greffe est coupé de manière à ce que la pointe forme un «△». A une hauteur à peu près identique une entaille, elle aussi en forme de «△ », est faite sur le plant greffon, entaille dont la profondeur correspond à la moitié du diamètre de la tige. A cette étape il faut manipuler le plant greffon avec beaucoup de précautions car il peut se casser facilement au niveau de l’entaille. La greffe s’effectue en penchant délicatement le porte-greffe de façon à ce que sa pointe s’engage le plus profond possible dans l’entaille pratiquée dans le plant greffon. On aligne les deux tiges par rapport à leur diamètre, et il faut presser légèrement la greffe pour chasser l’air qui pourrait gêner le contact entre les deux éléments. On maintient les deux plants unis en plaçant une pince de greffage sur la greffe, le temps nécessaire pour qu’elle prenne. Le plant greffé est placé dans une serre ombragée et a humidité + 80% pendant 10-12 jours. Ils sont soumis à brumisation de temps à autre de façon à ce que la greffe ne sèche pas. Lorsque la greffe a pris, le plant greffon est sectionné sous la greffe de façon à l’isoler du sol. Il est conseillé d’accoler au plant greffer un petit support avec un lien facilement détachable afin de l’aider à supporter le poids du greffon en début croissance. On retire soigneusement le reste du plant greffon afin qu’il ne reparte pas en végétation et ne vienne concurrencer le plant greffé.
  • greffage au fil de cuivre: Après avoir étêté le porte-greffe à 6/7 cm au-dessus des premières feuilles, par une coupe franche et nette au bistouri, insérer dans la tige sur deux cm un morceau de cuivre d’environ 4 cm (cuivre que l'on récupère dans un morceau de fil électrique après l’avoir dénudé et débarrassé de son vernis avec du dissolvant puis savonné et rincé à l’eau courante). Etêter le greffon et le planter dans les 2 cm de cuivre apparent, jusqu’à la jonction parfaite du porte-greffe et du greffon ! Pas besoin de ligature ou pince, les deux pièces végétales se tiennent ainsi parfaitement.

GREFFAGE TOMATES 1Mise à l'étouffée: Température et hygrométrie à surveiller particulièrement après la greffe. Une mise à l'étouffée est requise pour obtenir la t° (entre 22 et 26°) et l'hygrométrie optimale (80 à 95% d'humidité).On peut utiliser des bouteilles plastiques (PET) dont on a enlevé le fond. Pendant les premiers jours suivant la greffe, il faut éviter toute exposition aux rayons du soleil ou à la lumière vive. Remarque judicieuse de Michel HARANT: surtout ne pas brumiser les feuilles du greffon, mais humidifier le sous-bac avec 5mm d'eau de pluie. Le poids de l'eau en brume, aloudit les greffons et les fait bouger ou tomber !

 

 

 

Sources: Publication Agriculture.Agroforesterie.Agrotransformation.Amazonie.Guyane.

Francisca FAASSE, son article: LE GREFFAGE DES TOMATES DANS UN JARDIN DE PARTICULIER.

Remerciements à Michel HARANT et son blog: tomatespassion.blogspot.fr pour nous avoir autorisé la reproduction de ses photos.

Remerciements également à José ANTOINE pour nous avoir autorisé la reproduction de ses photos.

 

Analyse du sol du jardin

 

analyse solChaque plante qui pousse donne une indication du type de sol qui lui sert de terreau. Grâce aux plantes on peut donc déjà avoir une idée du type de sol et de ce qu'on peut y planter. Une analyse pratiquée sur un échantillon de terre permet également d'en savoir plus sur le sol de jardin et d'en apprécier les caractéristiques, notamment sa fertilité. Elle permet également par exemple (dans le cas d'une analyse plus complète) de savoir si là où on compte installer son potager il n'y a pas une concentration excessive en métaux lourds, etc. Nous pouvons ainsi connaître les qualités et les défauts du sol, y remédier par l'apport d'engrais et d'amendements convenables, choisir des espèces végétales adaptées ou tout simplement faire le choix de ne pas y faire pousser des plantes condimentaires... Faire analyser son sol épargne de nombreuses expériences lors de la reprise ou de la création d'un jardin. L'analyse est également très utile pour estimer les carences et les «maladies» récurrentes.

Nous pouvons ainsi connaître les qualités et les défauts du sol, y remédier par l'apport d'engrais et d'amendements convenables, choisir des espèces végétales adaptées ou tout simplement faire le choix de ne pas y faire pousser des plantes condimentaires...

Faire analyser son sol épargne de nombreuses expériences lors de la reprise ou de la création d'un jardin.

L'analyse est également très utile pour estimer les carences et les «maladies» récurrentes.

Qu'est-ce qu'une analyse de sol ?

Elle consiste en un ensemble d'opérations successives physiques et chimiques.

Une analyse courante du sol fournit des données sur le type de sol, son acidité, les teneurs en calcaire, en phosphore et en potasse. Une analyse plus complète englobe les métaux lourds.

Les mesures suivantes sont réalisées sur chaque échantillon :

  • teneur en phosphore (P) ;
  • teneur en potassium (K) ;
  • teneur en calcium (Ca) ;
  • teneur en magnésium (Mg) ;
  • teneur en sodium (Na) ;
  • le taux de carbone organique (% C) avec avis de fumure
  • mesure de l'acidité (pH).
  • les besoins en chaux (chez certains laboratoires)

Des analyses complémentaires peuvent être effectuées :

  • granulométrie ;
  • capacité d'échange cationique (CEC) ;
  • azote total (N) ;
  • cuivre (Cu) ;
  • fer (Fe) ;
  • soufre (S) ;
  • zinc (Zn) ;
  • chlore (Cl);
  • manganèse (Mn) ;
  • oligo-éléments ;
  • compost et amendements autres organiques ;
  • texture du sol (% de sable, % de limon, % d'argile), humus présent et souhaitable ;
  • éléments de traces métalliques : cuivre, zinc, nickel, chrome, etc.
    Tous les laboratoires ne proposent toutefois pas les mêmes analyses. Renseignez-vous auprès d'eux.

papier indicateur de pHL'échantillon de sol

Le prélèvement de l'échantillon détermine en partie les résultats de l'analyse. Il faut que l'échantillon soit représentatif. En général, il est constitué par un mélange d'environ 100 g de terre prélevée à plusieurs endroits du jardin. S’il y a des zones fortement différenciées, il faut prendre des échantillons différents pour chacune d'entre elles. Ainsi, il est utile de faire analyser séparément les différentes parties du jardin (potager, roseraie, cultures spéciales).

Le nombre de prélèvements à effectuer dépend de la superficie du terrain et de ses caractéristiques. Il est conseillé de s'adresser aux laboratoires d'analyses pour connaître les modalités pratiques à respecter. Certains laboratoires mettent des sondes de prélèvement à disposition pour effectuer le prélèvement.

Certaines plantes sauvages fournissent de précieuses indications sur le type de sol.

Par exemple :

  • le mouron des oiseaux signale un sol riche en humus et matières nutritives ;
  • les pensées et l'oseille apprécient un sol acide ;
  • la renoncule rampante ou plantain à feuilles larges poussent sur les sols lourds et humides.
  • Lors de l'envoi de l'échantillon de sol, une fiche signalétique est jointe pour guider le laboratoire dans ses analyses.

Laboratoires d'analyse de sol (Belgique)

(Liste non exhaustive)

Province de Liège

Station Provinciale d'Analyses Agricoles
Rue de Dinant, 110 (Quatre-Bras) à 4557 Tinlot (Scry)
Tél. : 085 243 800 | Fax : 085 243 801 Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site Internet : www.provincedeliege.be/agriculture/node/204

Province du Hainaut

CARAH asbl
Rue P. Pastur, n°11 - 7800 Ath
Tél. : 068 26 46 73 | Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site Internet : www.carah.be

Asbl Agro-Qualité
Chemin de St Landry, n°35 bte 2 - 7060 Soignies
Tél. : 067 33 32 68 | Fax : 067 33 47 56

Province du Brabant wallon

Centre Provincial de l'Agriculture et de la Ruralité
Rue Saint - Nicolas, n°17 - 1310 La Hulpe
Tél. : 02 656 09 70 | Fax : 02 652 03 06
Mail : agriculture.brabantwallon@skynet.be

Province de Luxembourg

Le Centre de Michamps
Horritine 1 ”” 6600 Bastogne
Tél. : 061 210 820 | Fax : 061 210 840
Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site Internet : www.uclouvain.be/80364.html

Province de Namur

Office Provincial Agricole
Domaine de Saint-Quentin - 5590 Ciney
Tél : 081 77 68 16 | Fax : 083 21 76 03
Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..be
Site Internet : www.opaciney.be/

Autres

Service Pédologique de Belgique
Willem de Croylaan 48
3001 Leuven-Heverlee
Tel. : 016 31 09 22 | Fax : 016 22 42 06
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site Internet : www.bdb.be/fr.

Avec l’aimable autorisation d’écoconso
www.ecoconso.be.

La semence traditionnelle enfin LIBRE !

Un accord a été adopté lors du Conseil des ministres européens le 20 novembre 2017 pour une nouvelle réglementation concernant l’agriculture biologique.

Tomate ailesContre tous les pronostics, le Conseil de l’UE a adopté le compromis final lundi matin, contre la volonté de l’Allemagne, par une majorité qualifiée de 19 Etats membres POUR, 6 Etats membres CONTRE (CZ, LT, SK, AT, CY, FI) et 3 Etats membres s’abstenant (HU, DE, BE). La (très bonne) surprise s’est expliquée par le fait que la Suède et la Pologne avaient changé d’avis pendant le week-end !

Ce nouveau règlement devra encore faire l’objet d’un vote final en séance plénière au Parlement, au mois d’avril 2018, et d’un vote également définitif par les Ministres de l’agriculture des Etats membres, réunis formellement au Conseil. Ces dernières procédures, toutefois, ne sont plus que des formalités. Les décisions ont été prises et elles sont favorables !!!

Pour mémoire, et sur le sujet qui nous intéresse tout particulièrement, ce nouveau règlement introduit deux nouvelles catégories de «variétés» de semences disponibles pour l’agriculture biologique: le «matériel biologique hétérogène», qui correspond essentiellement aux milliers de variétés traditionnelles actuellement interdites à la vente par l’effet du « catalogue officiel », et les «variétés biologiques adaptées à la production biologique», issues de programmes de création variétale spécifiquement adaptés aux besoins et contraintes de l’agriculture biologique.

semenceslibre 2Le « matériel biologique hétérogène » sera dispensé d’inscription au catalogue et de certification technique des lots de semences. Il pourra être mis sur le marché moyennant une simple déclaration préalable, prenant la forme d’un « dossier » fournissant une description sommaire des caractéristiques agronomiques et phénotypiques du matériel, à l’administration compétente, qui aura 3 mois pour formuler des observations sur la complétude ou non du dossier. Passé ce délai le dossier sera réputé accepté et le matériel pourra être mis sur le marché.

Il est prévu que la Commission adopte un acte délégué visant à fixer des normes minimales de qualité des lots de semences destinés à être placés sur le marché (identité du matériel, pureté spécifique, taux de germination et qualité sanitaire), ainsi que des règles d’étiquetage et d’emballage.

Quant aux « variétés biologiques adaptées à la production biologique», elles pourront être mises sur le marché dans les conditions dérogatoires qui seront fixées ultérieurement par la Commission dans le cadre d’une « expérience temporaire » de 7 ans, visant à évaluer les caractéristiques de ces nouvelles variétés et à adapter la législation horizontale sur le commerce des semences en conséquence.

Le compromis autorise aussi expressément les agriculteurs bio à produire et utiliser leurs propres semences.

Et vive la semence libre !

(Blanche MAGARINOS avocate Kokopelli)

 

tomates en pot 2

TOMATES EN POT

Les tomates peuvent très bien être cultivées en pot sur un balcon, une terrasse, une pergola ou même au jardin. Les variétés naines poussent sans problème dans des pots assez grands pour permettre le développement des racines car celles-ci vont prendre de l’ampleur. En effet, le plant de tomates demande un espace assez conséquent pour déployer un système racinaire fort et robuste.

Quelques conseils:

1) utilisez des pots d’au moins 30 cm de diamètre. Et vérifiez la présence de trous au fond du pot pour assurer le drainage de vos plants.

Exemples de pots ± 25 L (33cm x 33cm x 33 cm) 

tomates en pot 3

 

 

 

2) utilisez un bon terreau horticole contenant de la perlite et vermiculite. (roche volcanique et argile qui ont subit une cuisson à haute température qui favoriseront la rétention d’eau). Mélange préconisé: 1/3 terre de jardin, 1/3 terreau horticole et 1/3 compost.

3) surveillez fréquemment l’humidité, car le terreau a tendance à sécher sous l’action du soleil.

4) malgré la petite taille, il est conseillé de tuteurer le plant, afin de soutenir les grappes parfois abondantes.

5) protégez le pied de tomate avec du paillage ou mulch ou BRF, pour garder une certaine humidité au niveau de la terre de culture.

6) tous les mois d’été, il y a lieu de redonner un peu de purin de consoude (20% pour 80% d’eau de pluie), afin de refertiliser et restimuler le plant dans sa production de tomates.

Voici pour exemples quelques variétés de tomates à cultiver en pot:

tomates en pot 1

 

"Infos Tomates" applique les principes de la loi vie privée du 8 décembre 1992.
Ce site utilise des cookies pour optimiser les performances et analyser le trafic. Lors de l’analyse de ce site, certaines informations seront partagées avec Google.
L'utilisation de nos formulaires implique la collecte de données strictement nécessaires à votre demande.
En poursuivant votre navigations sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies conformément à notre politique.